

Sur ce lit, celle qui fut tout mon amour, ma femme morte
Flamboyante au soleil, elle ne reste que cendre
Rougissant mon corps de caresses, il ne reste rien
Soudant mon cœur de ses caprices disparus
Un seul sourire repose sur ses lèvres, ses yeux fermés d’un long sommeil
J’entendais sa voix chanter, jalousant les belles sirènes
Ses mensonges exprimant la vérité, angoissant mon âme
Morte sans rien dire, vomissant la peur de mourir jeune
Elle était ma conscience, elle ne reste que cendre
Criant la haine, la richesse, elle était proche de la misère
Oubliant sa vie pour la mienne, elle était devenue sombre
Son sang coulait sur mon cœur, s’en allant sur le sentier de l’éternel
Dans une profonde mélancolie, envoûtant mon âme, un lourd secret
Châtiant tout ces hommes, elle était devenue ma vie, ma passion
Mourir, je veux aller la rejoindre, toucher encore son corps
Toi, fille que j’ai aimée, tant suppliée, maintenant tu es morte
Regarde l’homme que je suis devenu, un pauvre ivrogne
Tu m’as quitté dans un esprit courageux, tu resteras mon amour
Caché entre la nature et la mort, tout deviendra clair
Au sein d’une obsession nostalgique, tout deviendra noir
Aujourd’hui tu ressembles à la nature morte dont j’ai rêvé